vendredi 16 février 2018

                                    Halte Aux Marées Vertes 
                  et Sauvegarde du Trégor
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Communiqué


Le Tribunal Administratif de Rennes a lourdement sanctionné l’État français pour ses carences dans la prévention et la lutte contre la prolifération des algues vertes dans la baie de Saint-Brieuc. Et à l'occasion, il donne raison aux associations Halte Aux Marées Vertes et Sauvegarde du Trégor qui dénoncent depuis des années les fausses mesures qui sont prises pour limiter drastiquement les excédents d'azote dans les rivières à l'origine des marées vertes. C'est bien pour cela qu'elles ont refusé les Plans Algues Vertes tels qu'ils ont été élaborés en 2010 et ceux proposés en 2018.

La conclusion qui s'impose est simple. Les services de l'Etat en Bretagne et tous les élus ont encore failli dans leur politique de reconquête de la qualité de l'eau, répétant les fautes des décennies passées. Comme quoi, il ne suffit pas de sauter comme un cabri en décrétant l'éradication des marées vertes pour en finir avec elles. Les services de l'Etat et les élus auraient été mieux inspirés de respecter la loi, ce qu'ils n'ont pas fait, ce pour quoi ils sont condamnés et de cesser de dilapider des millions d'euros en pure perte dans des plans de lutte voués à l'échec. Les solutions existent. Elles sont appliquées dans les zones de protection de captage d'eau minérale. Il est temps donc d'en finir avec les pratiques intensives et les élevages hors sols sur les 7 % de la surface agricole de la Bretagne qui produisent ces excédents d'azote à l'origine des marées vertes.


Contacts : 02 96 51 10 08 André Ollivro
06 12 74 34 56 Yves-Marie Le Lay


jeudi 15 février 2018

skol 3

L'Écho de l'Argoat

Saint-Laurent : en colère contre la fermeture d’une classe, les parents vendent l’école sur Le Bon Coin

En Bretagne, l'école de Saint-Laurent (Côtes-d'Armor) pourrait perdre une classe à la rentrée prochaine. Les parents d'élèves ont mis l'établissement en vente sur Le Bon Coin.

L’école de Saint-Laurent, dans les Côtes-d’Armor, a été mise en vente par les parents d’élèves qui se mobilisent face à la menace de fermeture d’une classe. (©capture d’écran Le Bon Coin)
En colère, les parents d’élèves de Saint-Laurent. Alors que la direction académique des Côtes-d’Armor (Bretagne) a annoncé la fermeture d’une classe à la rentrée prochaine, ils ont décidé de se mobiliser.

Le refus d’une « école low-cost »

Ce mercredi 14 février, ils ont symboliquement mis en vente l’établissement scolaire sur Le Bon Coin. Avec ce titre : « Ecole toute équipée ».
« Nous refusons une école low-cost, expliquent Elodie Allain, Maryline Quilliou et Delphine Rivoallan, les représentantes des parents d’élèves. Nous n’admettons pas de voir nos enfants entassés dans des classes à quatre niveaux. »
Dans le descriptif, les parents d’élèves écrivent :
Rare ! Nous mettons en vente notre école de Saint-Laurent, charmant petit village rural et isolé […] Notre jolie école offre tous les avantages à un apprentissage de qualité dans un environnement bucolique
Après deux mobilisations successives, dont un blocage de l’école, les parents d’élèves passent donc à la vitesse supérieure.

Décision définitive le 20 février

Mardi 13 février, lors du comité technique spécial départemental (CTSD) la direction académique a dévoilé le projet de carte scolaire 2018. L’école de Saint-Laurent, qui comprend actuellement trois classes et 52 élèves, perdrait une classe à la rentrée de septembre 2018.
Mais rien n’est encore gravé dans le marbre. Comme l’explique le Snuipp, principal syndicat de professeurs des écoles, « un second CTSD se tiendra donc le 20 février pour entériner les mesures ».
Avant cette date, donc, les parents de Saint-Laurent veulent faire passer leur message :
Notre école se compose de 3 classes claires et agréables, idéalement équipées afin d’offrir de bonnes conditions de travail. Grandes cours équipées pour le plaisir des enfants. C’est à regret que nous nous séparons de ce bien dorénavant inutile
Dans la description qui accompagne l’annonce, les parents d’élèves rajoutent : « L’inspection académique a choisi d’entasser nos enfants dans deux petites classes à 4 niveaux. Pourquoi donc garder cet établissement ? Prix à débattre avec l’inspection académique… »
Et les actions ne vont pas s’arrêter là. Il est prévu un nouveau blocage de l’école de Saint-Laurent, vendredi 16 février, à partir de 8h30. « Nous voulons marquer les esprits », assurent les représentantes des parents d’élèves.
Parallèlement, une pétition pour le maintien de la troisième classe a été lancée .
                                        BVONLINE

Begard – La succession de Gérard Le Caër assurée en toute sérénité


Jeudi 08 Février (2018), après le décès brutal du maire Gérard Le Caër, le Conseil Municipal se devait de désigner son remplaçant et contrairement à ce qui a pu être dit, ou plutôt écrit, ce ne fut ni difficile, ni délicat. Apparemment, la liste majoritaire « Bégard Ensemble à Gauche" avait pris ses dispositions en amont pour...
...  que l'élection du nouveau maire ne soit entachée d'aucune trace de tension et de désaccord.  
Dans une salle bien remplie – une vingtaine de citoyens et/ou collaborateurs ont assisté à la séance et seul le conseiller municipal Jean-Yves Jaguin était absent (pour raison de santé mais il était représenté) - et après une minute de silence demandée par le maire honoraire, Noël Bernard, "en hommage à celui qui était parmi nous depuis 35 ans", c'est Alain Brunel, le doyen de l'assemblée, qui a pris en charge le déroulé de l'élection. "Je suis doublement triste de devoir présider cette séance, du fait des circonstances : la disparition de notre maire, mais aussi d'être le plus âgé ; Ça ne m'emballe pas spécialement" a-t-il déclaré avant de faire l'appel des Conseillers et de constater que le quorum était atteint : "A priori, on peut voter !" lance-t-il. Il rappelle la procédure : bulletin secret, à la majorité absolue, "au moins 14 voix", et si, après deux tours de scrutin, aucun candidat n'a obtenu la majorité absolue, il est procédé à un troisième tour de scrutin à la majorité relative. En, cas d'égalité de suffrages le plus âgé est déclaré élu. Il est assisté de deux accesseurs : Odile Grelet et Alain Colas.
A priori, on peut voter… Mais pour qui ? Yvan Bourdon intervient : "Au nom de notre groupe, « Bégard Ensemble à Gauche », nous proposons la candidature de M. Vincent Clec'h". Du côté de la minorité « Bégard A Gauche Autrement » (alias BAGA), aucun candidat ne se présente et Chantal Rouzioux déclare : "Nous ne participerons pas au vote dans ces circonstances-là, nous vous laissons libres du choix d'élire M. le Maire".
C'est donc par 21 votes pour, 1 vote blanc et 5 abstentions que Vincent Clec'h - ex président (de 2014 à 2016) de la Communauté de Communes du Pays de Bégard, 5ème Vice-Président de GP3A depuis 2017 (en charge des finances) et ex 1er adjoint, depuis 2008, du maire décédé - est élu maire jusqu'aux prochaines municipales de 2020. Par ailleurs directeur financier de Leff Armor Communauté, il déclarera en aparté avoir demandé et obtenu un temps partiel pour être présent en mairie.
"Je mesure toute la responsabilité de la fonction et je vous remercie de la confiance que vous me faites, déclare Vincent Clec'h après que son élection fut applaudie. Il nous reste deux années de mandat ; Nous allons continuer le travail commencé, la route était tracée, les grands projets sont identifiés… Nous allons donc continuer d'œuvrer dans l'intérêt de tous les Bégarrois et de toutes les Bégarroises, et inscrire la ville de Bégard dans un avenir de progrès, de solidarité, d'ouverture, dans le respect de nos valeurs, dans le respect de la libre parole et du débat démocratique" puis de conclure son intervention : "Je porte beaucoup d'attention à l'esprit d'équipe, au travail collectif et je me porte garant de la cohésion municipale. Bégard a perdu un Bégarrois ; Bégard a perdu son maire. J'ai une pensée pour Gérard et sa famille et j'ai également une pensée pour la mémoire de mon père. Merci et vive Bégard !".
Il faut ici rappeler que le père de l'élu, Jean-Claude Clec'h, a été conseiller municipal de 1977 à 2008, adjoint au maire Noël Bernard et que son grand-père, François Clec'h a été maire de 1944 à 1973. Une affaire de famille en sorte… Une lignée d'élus Bégarrois.
Chantal Rouzioux intervient ensuite et félicite le maire pour son élection. Elle déclare : "Les élus de BAGA n'ayant pas été associés lors du décès brutal de M. le Maire, font part de leur émotion à l'occasion de ce Conseil. Certes, nous avions des divergences sur certains points, mais nous nous retrouvions dans ses valeurs humanistes, son sens de la ruralité, du service public et sa capacité d'écoute. Les mots qu'il a prononcés lors des vœux à la population [NDLR : Voir Vœux du maire : En 2018, il faudra faire face aux vents néfastes ] répondent tout à fait à l'idée que nous nous faisons d'une politique locale, en faveur des territoires ruraux et des services publics. Entre autres, il disait des mots comme harmonie, équité, considération du monde rural comme de l'urbain, autant d'éléments clés, moteurs, qui guident notre action publique au quotidien" puis de préciser sa position circonstancielle : "Mon idée, mon choix, est de dire que personne ne doit rester au bord du chemin. Ceci dans une maîtrise financière rigoureuse de la gestion publique. Mon travail, ma tâche consiste à respecter, à aider, chaque collectivité dans un esprit constructif, dans un souci de partage et de complémentarité. Pas de course à l'échalotte, pas de guerre, pas de querelle de clocher… je resterai vigilante à ce que ces principes fondamentaux du bien vivre ensemble demeurent visibles et surtout concrets. Nous espérons que son successeur aura à cœur de poursuivre dans cette direction et manifestera la même capacité d'écoute".
Désormais maire, c'est Vincent Clec'h qui prend la présidence du Conseil. Si un nouveau conseiller en provenance de la liste majoritaire a été désigné en début de séance, en la personne de Stéphane Tassel, agent départemental au collège François Clec'h, bien connu des "footeux" puisqu'il est éducateur et membre du conseil d'administration du CS Bégard, il reste à se mettre d'accord sur le nombre et la nomination des conseillers adjoints. "Le maxi est de 30% du nombre de conseillers, c’est-à-dire jusqu'à 8" précise le maire, et pour ne rien changer, je vous propose 7 adjoints". Il propose Cinderella Bernard comme 1ère adjointe, puis, dans l'ordre : Marie-Louise Daniel, Yves Bourdon, Cécile Boëté, Arlette Offret, Jean-Yves Jaguin et Herve le Gall qui fait son entrée dans le panel des adjoints. Le nombre d'adjoints et la liste proposée sont votés à l'unanimité des votants, soit 21, les cinq élus de BAGA ne prenant toujours pas part au vote.
Les fonctions de chacun des adjoints seront précisées et mises en délibération lors du prochain Conseil qui aura lieu le 22 février à 18h. Il n'y aura sans doute pas de grandes modifications, travaux et voirie anciennement confiés à Vincent Clec'h pourraient revenir à Hervé Le Gall qui s'est bien impliqué là-dedans jusqu'à maintenant en qualité de Conseiller Délégué de la commission.
Lors de ce prochain Conseil, il sera aussi question d'un premier gros dossier pour le nouveau maire : le débat d'orientation budgétaire, alias le DOB !

Note du comité: 
Etant donné les circonstances liées au décés de Gérard Le Caer, maire de Bégard nous publions pour information et nous ne ferons aucun commentaire.

lundi 12 février 2018

dinan

 OUEST FRANCE

Les facteurs de Dinan en grève

Les facteurs du secteur de Dinan se sont mis en grève ce lundi 12 février pour protester contre leurs conditions de travail.

 
Près d’une trentaine de facteurs était en grève. Au premier plan, en beige, Gilles Le Boulc’h, secrétaire départementale CGT FAPT 22. (©Le Petit Bleu des Côtes d’Armor. )
Ils sont 70 % de l’effectif, soit près d’une trentaine de personnes, à avoir cessé le travail, selon la CGT. Plus quatre facteurs sur cinq d’Evran.
« Deux tournées ont été supprimées au mois d’octobre, dans le cadre des réorganisations régulières du travail de la Poste, passant de 43 à 41, explique Gilles Le Boulc’h, secrétaire départemental CGT FAPT. Les personnels ont donc dû se partager la charge de travail supplémentaire, ce qui revient à allonger leur tournée et à déborder sur leurs horaires. Des heures supplémentaires leur étaient payées mais elles sont supprimées depuis janvier. Depuis certaines tournées ne peuvent être effectuées intégralement et les facteurs rentrent avec des courriers non distribués. Ils connaissent leur métier et contrairement à ce que prétendent des projections mathématiques, 18 tournées ne peuvent être réalisées dans les délais impartis. »
Les facteurs en grève demandent donc une remise à plat de l’organisation du travail. Mais avant cela, l’arrêt provisoire de la sécabilité, le temps d’améliorer le fonctionnement. La sécabilité ? C’est la répartition de la charge des absents pour maladie ou congés. « Jusqu’à présent, cela avait cours les lundi et mardi, considérés comme des journées moins lourdes, mais là, on n’en peut plus », assurent les préposés qui disent « aimer ce boulot ».
Après avoir rencontré Suzanne Lebreton, vice-présidente de Dinan-Agglo, ils devaient être reçus aux permanences du député et du sénateur avant de voir la sous-préfète puisque, « la Poste appartient encore, à près de 80 %, à l’Etat ». En fin d’après-midi, ils comptaient revoir leur direction et se disaient prêts à reconduire le mouvement « qui n’est pas un caprice mais un sacrifice financier, vu ce que l’on gagne » si la question de la sécabilité n’était pas réglée.
De son côté, la direction répond que la plupart des revendications des postiers ont été satisfaites : « 18 tournées posent question. Cela nous a été communiqué début février et nous nous donnons deux mois pour trouver la bonne organisation. Lorsque le nouveau dispositif a été mis en place en octobre, il était déjà prévu qu’il fasse l’objet d’une période d’observation de six mois. D’autre part, nous avons accepté de suspendre provisoirement la sécabilité du lundi ».

Reprise du travail

Une nouvelle discussion a donc eu lieu en fin d’après-midi et « la direction a accepté de suspendre également la sécabilité du mardi le temps d’étudier une nouvelle organisation », annonce Christophe ollivier, de la CGT. Les facteurs ont donc accepté de reprendre le travail dès mardi.

jeudi 8 février 2018

OUEST FRANCE GUINGAMP

Saint-Agathon. Privés de salaire, les employés de la SIB en grève


  • Le rond-point d’Intermarché occupé par les grévistes de la SIB.
    Le rond-point d’Intermarché occupé par les grévistes de la SIB. | Ouest France
Une trentaine de salariés de la Société d’Isolation Brestoise de Ploumagoar (Côtes-d’Armor) a manifesté, mercredi matin, sur le rond-point devant l’Intermarché de Saint-Agathon. Ils réclament des garanties pour le paiement de leur salaire, qu’ils n’ont pas reçu en janvier.
Non, le feu et les quelques personnes occupant le rond-point devant l’Intermarché, à Saint-Agathon, n’avaient aucun lien avec le mouvement des agriculteurs, hier matin. Une trentaine de salariés de la SIB (Société Isolation Brestoise) de Ploumagoar était en grève suite au non-versement de leur salaire.
La société spécialisée dans le désamiantage et le calorifugeage compte 150 salariés en France. Suite à une décision de la société Qualibat de ne plus donner l’agrément désamiantage, l’entreprise connaît de graves difficultés.

« Le frigo est vide »

Les salaires de janvier n’ont pas été payés, et la direction n’aurait pas prévu de le faire. Les salariés réclament donc des garanties pour le paiement de leurs salaires de janvier ainsi que sur la pérennité de leur emploi.
« Certains d’entre nous ont acheté une maison, d’autres ont des enfants à nourrir, le frigo est vide : comment va-t-on faire pour le remplir ? » s’inquiète un des grévistes.

La société SIB comparaîtra devant le tribunal de commerce, le 13 février.

Note du comité: 
La SIB dont le siége social est à Brest possède une succursale sur St Agathon, depuis les dernières élections La CGT y  est majoritaire .
Le travail dans le désamiantage n'est pas de tout repos et les risques pour la santé sont énormes.
Tout cela pour de petits salaires...Quand ils sont payés....

mercredi 7 février 2018

comite defense

Un comité de défense du service public de santé devrait voir le jour d'ici la fin du mois. Une initiative prise par l'Union locale CGT, les syndicats CGT de l'hôpital de Guingamp, de la Fondation Bon Sauveur de Bégard et des services d'aide à domicile du secteur de Guingamp.

« Dans toutes les structures, la prise en charge des patients se dégrade. Il faut que les gens prennent conscience qu'il y a un problème qui se pose au niveau de la santé », a déclaré, hier, Flora Bochet, du syndicat CGT de l'hôpital. Des propos appuyés par Thierry Perennes, de L'Union locale CGT : « On ne peut pas rester spectateur d'une telle dégradation. »

Une réunion publique d'ici la fin du mois


C'est pourquoi l'Union locale CGT, les syndicats CGT de l'hôpital de Guingamp, de la Fondation Bon Sauveur de Bégard et des services d'aide à domicile du secteur de Guingamp ont décidé d'agir et de « travailler sur l'avenir des hôpitaux et sur les questions de santé publique ». « Nous avons pris l'initiative de lancer un comité de défense du service public de santé », a annoncé Thierry Perennes. D'ici la fin du mois, une réunion publique devrait être organisée afin de le mettre sur pied. Elle sera ouverte aux professionnels de santé, aux usagers, aux élus, aux organisations syndicales, etc. Outre son rôle d'information, le comité sera également là pour organiser des mobilisations. Ceux qui le souhaitent peuvent d'ores et déjà prendre contact par mail sur l'adresse suivante : 
comite-defense-sante-guingamp@orange.fr ou par voie postale au 27, rue de la Trinité à Guingamp.

Les difficultés pointées du doigt


Du côté du syndicat CGT de l'hôpital, on affirme « que ce n'est pas en votant pour la fermeture d'un plateau technique sur le territoire numéro 7 ; que ce n'est pas en dirigeant les patients sur la clinique privée de Plérin, que ce n'est pas en supprimant des moyens humains dans les unités de soin ; que ce n'est pas en fermant et supprimant des lits et certaines unités de soins, que l'on va améliorer la situation de l'hôpital de Guingamp ». Et de poursuivre : « Nous pensons que l'hôpital de Guingamp a toute sa place au sein du territoire 7. La maternité avec plus de 500 accouchements en 2017 est une unité que la population guingampaise doit garder. Le renouvellement d'autorisation de fonctionnement est attendu au printemps, nous resterons attentifs sur ce dossier. » 
Le syndicat a également rappelé que « la chirurgie avec de nombreux actes effectués dans différentes spécialités est un des moteurs de l'hôpital. » Il a aussi souligné que « le service des urgences et du Smur est en augmentation constante d'activité tous les ans. » Mais, malgré tout, « l'hôpital reste en grande difficulté avec un déficit qui se creuse d'année en année. » 
 
Concernant la Fondation Bon Sauveur, Mathieu Roussel du syndicat CGT de l'hôpital bégarrois tire lui aussi la sonnette d'alarme en rappelant que le projet d'établissement pour la période 2017/2021 prévoit la fermeture de 38 lits d'hospitalisation, « alors que notre secteur géographique est déjà sous-doté avec 73 lits pour 100.000 habitants contre 100 lits en moyenne nationale. » Le représentant syndical dénonce par ailleurs des durées de séjour qui ne cessent de diminuer. « De fait de nombreux patients sortent de l'hôpital avant d'être stabilisés. » 
 
Nadège Le Gall, également syndiquée à la CGT, a elle aussi pointé la dégradation des soins, dont le service d'aide à domicile pâtit, selon elle, directement. « Les hospitalisations sont de plus en plus courtes et c'est à nous de nous adapter lors du retour à domicile. » Pour toutes ces raisons, l'Union locale CGT, les syndicats CGT de l'hôpital de Guingamp, de la Fondation Bon Sauveur de Bégard et des services d'aide à domicile du secteur de Guingamp appelle donc toutes les personnes se sentant concernées par ces problématiques à les rejoindre au sein du comité de défense du service public de santé. 
 


© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/guingamp/service-public-de-sante-un-comite-de-defense-va-etre-cree-07-02-2018-11842662.php#OzaFhLfiWa1CgsrG.99

lundi 5 février 2018

gael

Appel « Non au licenciement de Gaël ! Regroupons-nous contre la répression à La Poste et ailleurs ! »

Procès de Loïc Canitrot, militant de la Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile de France et de la CGT spectacle 25 Janvier 2018 Paris Crédit Photo: Photothèque Rouge /Milo

Un appel de soutien à Gaël Quirante et contre la répression du mouvement social. 

Gaël Quirante, secrétaire départemental de SUD Activités Postales 92 et militant du Front social, subit un véritable harcèlement disciplinaire : 10 tentatives de licenciement en 14 ans, et presque un an de mises à pied cumulées.
La Poste avait en effet tenté de le licencier en 2010 en l’accusant de séquestration alors qu’il avait participé à une occupation de la direction départementale de La Poste : son licenciement avait été refusé successivement par l’inspection du travail en 2010, par le ministre du Travail en 2011, puis par le tribunal administratif en 2014.
En avril dernier la Cour d’appel du tribunal administratif de Versailles a annulé les 3 précédentes décisions et a ainsi relancé toute la procédure ! L’inspection du travail a de nouveau refusé son licenciement mais c’est désormais Mme Pénicaud, ministre du Travail et ex-DRH de Danone, qui va décider du sort de Gaël ! Notre mobilisation doit empêcher son licenciement !
La Poste a décidé de frapper fort contre les militantes et militants combatifs. L’intervention du GIPN contre les grévistes du centre de tri de Bègles-Bordeaux en 2005 avait constitué le coup d’envoi de cette offensive. Depuis, les poursuites disciplinaires et pénales, les licenciements, les sanctions disciplinaires se sont multipliées contre les syndicalistes et plus largement contre toutes celles et ceux qui refusent de courber l’échine : 10 ans de mises à pied cumulées par les militantes et militants SUD et CGT en Île-de-France depuis 2012 ont été recensées, 14 ans depuis 2010 ! 4 militants syndicaux du 92 ont été mis en garde à vue en pleine grève en 2014. Olivier Rosay a subi à lui seul 69 mois de suspension de fonction ! Dans le 92 aussi, Yann Le Merrer a été révoqué, puis en attente de poste suite à l’obligation faite à son employeur de le réintégrer.
Cette logique répressive touche aujourd’hui l’ensemble du monde du travail : plus de 4 000 poursuites disciplinaires ou pénales ont été intentées contre des grévistes ou des manifestants depuis le mouvement de 2016 contre la loi travail. Mais cette répression est combattue, que ce soit concernant les peines de prison pour les ex-Goodyear, contre les violences policières dans les quartiers populaires, pour les inculpés du procès du Quai de Valmy, à PSA Poissy, pour Loïc de la Compagnie Jolie Môme par exemple. Si la répression est là, c’est bien qu’il y a des résistances. Nous appelons à regrouper tous les cas de répression pour être en mesure de mettre un coup d’arrêt à l’offensive actuelle. Si nous regroupons nos forces, nous pouvons gagner !

Rassemblement
le 6 février à 19 h
devant le ministère du Travail
à Paris (métro Varenne)
    


Parmi les premiers signataires : Jean-Pierre Mercier (CGT PSA), Cécile Gondard (secrétaire nationale Solidaires), Éric Beynel (secrétaire national Solidaires), Pierre Khalfa (Copernic), Willy Pelletier (Copernic), Mickael Wamen (CGT Goodyear), Xavier Mathieu (ex CGT Continental), Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), Éric Coquerel (La France insoumise), Olivier Besancenot (NPA), Philippe Poutou (NPA), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), Romain Altmann (Info com CGT)…
https://www.change.org/p/non-au-licencie…ël-regroupons-nous-contre-lanrepressiona-la-poste-et-ailleurs

jeudi 1 février 2018

SKOL 2

L'Écho de l'Argoat


Ecole de Saint-Laurent : contre la fermeture d’une classe, les parents d’élèves se mobilisent

Jeudi 1er février, les parents d'élèves de Saint-Laurent (Côtes-d'Armor), près de Bégard, se sont mobilisés contre la fermeture à venir d'une des trois classes de l'école.

Jeudi 1er février, les parents d’élèves et les élus de Saint-Laurent se se sont mobilisés pour réclamer le maintien de la 3e classe à l’école. (©L’Echo de l’Argoat)
« Touche pas à ma ruralité. » « Ecole en danger, tous concernés ». Jeudi 1er février, au matin, les parents d’élèves de l’école de Saint-Laurent (Côtes-d’Armor), près de Bégard, se sont mobilisés. Raison : ils exigent le maintien de la troisième classe dans l’établissement scolaire.
Elodie Allain, Maryline Quilliou et Delphine Rivoallan, les représentantes des parents d’élèves, expliquent leur démarche :
L’école de Saint-Laurent vient d’apprendre que sa situation était dans le viseur de la direction académique pour la rentrée prochaine (19 fermetures de classe sont prévues dans le département). L’inspecteur est venu à la rencontre de la maire, le lundi 22 Janvier. Lors de sa visite, il lui a fait savoir qu’il allait être difficile de maintenir trois classes avec l’effectif prévu de 47 élèves, alors que l’effectif est en hausse dans les petites classes (7 entrées prévues en petite section en septembre 2018)
« Inquiets », les parents d’élèves ont donc décidé de « montrer leur [notre] mécontentement.

Jeudi 1er février, les parents d’élèves et les élus de Saint-Laurent se se sont mobilisés pour réclamer le maintien de la 3e classe à l’école. (©L’Echo de l’Argoat)

« Emmanuel Macron avait annoncé qu’il n’y aurait plus de fermeture de classe en zone rurale », pointent les parents d’élèves. Cette promesse, le président de la République l’avait affichée lors de la conférence nationale des territoires en juillet 2017.

« Un service de proximité »

Elodie Allain poursuit : 
L’école de Saint-Laurent est un service de proximité qui, avec ses trois classes, accueille dans de bonnes conditions les enfants des populations vivant en milieu rural. L’établissement a été rénové il y a seulement 10 ans.
Dans leurs griefs, les parents d’élèves dénoncent également un poste non-occupé depuis trois ans : »Les élèves du cycle 3 enchaînent les remplaçants. Est-ce normal ? La situation va t-elle enfin être résolue ? »

Un rendez-vous avec la direction académique

Présent au rassemblement jeudi 1er février, Thierry Pérennes (NPA) se montre très tranchant : « Rappelons que les deux petites communes voisines, Landébaëron et Kermoroc’h  n’ont déjà plus d’école depuis des années. L’administration entend récupérer des dizaines de postes en Côtes-d’Armor pour les affecter sur d’autres départements pour gérer ses pénuries d’effectifs. Il s’assoit sur l’avenir des enfants, et va générer à terme des déplacements supplémentaires pour tous. »
D’après nos informations, la mairie de Saint-Laurent et les parents d’élèves ont sollicité un rendez-vous avec la direction académique. 

skol ST LAORANS

                                            SAINT LAURENT

Jeudi 1er février 2018 contre la menace de fermeture d'une classe la mobilisation  commence.




communiqué du NPA:

Ecole publique de Saint Laurent:

L'école de Saint Laurent, comprend trois classes, l'inspection académique pointant une faiblesse transitoire des effectifs veut y supprimer un poste d'enseignants.
Dans le droit fil des politiques de liquidation du service public en zone rurale.
Rappelons que les deux petites communes voisines, Landebaeron et Kermoroc'h  n'ont déjà plus d'école depuis des années. L'administration entend récupérer des dizaines de postes en Côtes D'Armor pour les affecter sur d'autres départements pour gérer ses pénuries d'effectifs. Il s'assoit sur l'avenir des enfants, et va générer à terme des déplacements supplémentaires pour tous.
 La mobilisation est nécessaire pour faire reculer le gouvernement  du patronat et des riches.
Comme mardi dans les EHPAD, la nécessaire intervention des personnels, des parents peut mettre en difficultés le gouvernement "En Marche Arrière".
Le NPA soutient la mobilisation et exige l'abandon de la fermeture d'une classe.

PIB

Au commerce, rien ne résiste chante Gilles SERVAT, la preuve.....

L’Insee intègre le trafic de drogues au calcul du PIB.

Boursorama avec AFP le 

L’Institut de la statistique va désormais prendre en compte le « deal » dans son calcul du produit intérieur brut, ce qui pourrait légèrement gonfler celui-ci.

L’Insee va intégrer le trafic de drogues dans son calcul du PIB (photo des douanes françaises prise le 22 octobre 2017 à La Rochelle). ( Douanes Francaises/AFP / HANDOUT )
Faut-il intégrer le trafic de drogue au calcul du produit intérieur brut (PIB) ? L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) répond oui. Après plusieurs années de débat, il va appliquer une demande en ce sens de l’Europe. L’Insee va « tenir compte de la consommation de stupéfiants et des activités liées à cette consommation sur le territoire national », a annoncé l’organisme public mardi 30 janvier.
Cette prise en compte, faite « à la demande » de l’institut européen des statistiques Eurostat, est destinée à aligner les statistiques françaises sur celles « des autres pays européens ». La réforme entraînera « une révision en très légère hausse du niveau du PIB », indique l’Insee.

DES CHIFFRES MARGINAUX RAPPORTÉS AU TOTAL
Pour le chef du département des comptes nationaux de l’institut public, Ronan Mahieu, ces nouvelles données seront intégrées aux chiffres du PIB révisés et détaillés à paraître en mai. Les corrections porteront « sur l’ensemble des résultats » publiés par l’Insee, c’est-à-dire depuis 1947. Toutefois, « il s’agira de révisions à la marge », assure Ronan Mahieu. Il évoque « quelques milliards » d’euros, à rapporter aux 2.200 milliards d’euros du PIB français. « Ca n’influera pas sur le chiffre de la croissance » en 2017, prévient-il.
La décision de l’Insee fait suite à un long débat lancé par Eurostat en 2013. L’institut statistique européen avait alors demandé aux États membres d’intégrer le trafic de drogue et la prostitution dans leurs statistiques nationales, estimant qu’il s’agissait de transactions commerciales consenties librement. L’objectif était d’harmoniser les données, ces activités étant considérées comme légales dans certains États (Pays-Bas), ce qui gonfle leur PIB. Après la demande d’Eurostat, l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Italie ont intégré ces données. Ce nouveau système s’est à chaque fois traduit par une révision à la hausse de leur PIB.

LA PROSTITUTION RESTE EXCLUE DU CALCUL
Dans un premier temps, l »Insee avait accepté de prendre en compte les ressources issues du trafic de drogue dans le « revenu national brut » (RNB), destiné principalement à déterminer la contribution de la France au budget de l’Union européenne, mais pas dans le PIB.
L’institut refusait par ailleurs de comptabiliser la prostitution relevant des réseaux, estimant que le consentement des prostituées n’était « probablement pas vérifié ». « Sur ce point, nous maintenons notre position », souligne Ronan Mahieu.

Note du comité: A quand l'intégration de l'air que nous respirons? Encore une raison supplémentaires de devenir anticapitaliste...

congres

Congrès national du NPA : après les votes locaux

Le NPA tiendra son 4e Congrès les 2, 3 et 4 février prochains. Environ 1350 militantEs, sur les 2000 que compte le NPA, ont participé, lors de congrès locaux, aux votes sur les différents textes issus du Conseil politique national (CPN), sur des motions thématiques et sur des textes locaux.
Comme les règles démocratiques inscrites dans nos statuts le permettent, plusieurs plateformes s’étaient constituées. À l’issue des congrès locaux, 
la plateforme T a recueilli 5,3% des voix, 
la plateforme U 48,5%, 
la plateforme V 12,5%, 
la plateforme W 16,7%, 
la plateforme X 1,8%, 
la plateforme Y 2,2%, 
la plateforme Z 10,5%. 
Des plateformes locales ont recueilli, au total, 2,5% des voix.

Après cette première étape, près de 200 déléguéEs, élus dans les congrès locaux préparatoires sur la base des résultats des différentes plateformes, débattront et fixeront à Saint-Denis les orientations du NPA pour les deux années à venir, avant d’élire une nouvelle direction.
La discussion se poursuit dans notre presse entre les congrès locaux et le congrès national.

Note du comité: notre AG élective locale a mandaté un camarade issu de la plateforme V pour représenter  le comité, les voix qui se sont portés sur les autres plateformes étant décomptées au niveau national pour assurer la présence de toutes les sensibilités.Pour être élu par une assemblée locale il fallait obtenir 7 voix.

DIWAN

OUEST FRANCE

Guingamp. 40 ans que Diwan fait vivre la langue bretonne

  • Meven, Solenn Gestin, Guillaume Salis, Nahim, et Marie Soula invitent à pousser la porte de l’école, rue Saint-Sauveur, afin de connaître un peu mieux la pédagogie et le réseau Diwan.
    Meven, Solenn Gestin, Guillaume Salis, Nahim, et Marie Soula invitent à pousser la porte de l’école, rue Saint-Sauveur, afin de connaître un peu mieux la pédagogie et le réseau Diwan. | Ouest-France


Samedi 10 février, l’école de Guingamp (Côtes-d’Armor) organise une journée forum. Avec animations, exposition, conférence animée par une docteure en breton celtique, et la visite des frères Morvan.
Dans le cadre des événements « Diwan et la langue bretonne : 40 ans d’éducation populaire », l’école de Guingamp (Côtes-d’Armor) organise une journée de découverte. De ses locaux, de sa pédagogie, mais aussi du cursus en breton jusqu’à l’université, et des métiers et activités culturelles en lien direct avec la langue.
« Nous voulons faire prendre conscience de la plus-value qu’apporte Diwan à la Bretagne et à la culture bretonne », défend Marie Soula, parent d’élève de l’association d’éducation populaire (AEP) Diwan, qui gère l’école.

« Trouver des solutions pour l’avenir »

Créée voilà 37 ans, Diwan Guingamp scolarise 80 élèves en quatre classes. Il existe huit écoles de ce type dans les Côtes-d’Armor, et un collège de 230 élèves, à Plésidy. « Diwan a initié la formation en breton et engendré une dynamique qui s’est poursuivie dans la création d’écoles et de filières bilingues publiques », pointe Guillaume Salis, de l’AEP.
Le visiteur pourra découvrir le collège de Plésidy et le lycée de Carhaix, l’accueil de loisirs du centre culturel breton, une troupe de théâtre en breton ou encore le comité de soutien et ses multiples actions destinées à financer le fonctionnement de l’école. Une exposition retracera l’histoire et l’évolution de la langue.

Une conférence animée par Fanny Chauffin

Le temps fort de la journée sera la conférence animée par Fanny Chauffin, enseignante au lycée de Carhaix et auteure du livre Diwan, 40 ans déjà, fruit de sa thèse de doctorat en breton celtique. Elle sera suivie d’un échange d’expériences et « d’un débat qui concerne les acteurs culturels locaux et les élus », souligne Solenn Gestin. En fin de matinée, les frères Morvan seront présents, « en voisins et amis ».

Samedi 10 février, de 10 h 30 à 16 h 30, école Diwan, rue Saint-Sauveur. À 10 h 30, chant des élèves ; à 11 h 15, démonstration jeux de société ; à 15 h, conférence. Ouvert à tous. Gratuit. Contact : tél. 06 87 32 96 93.

mercredi 31 janvier 2018

                                                       30 JANVIER 2018

          EHPAD POMMERIT LE VICOMTE


Dans la petite commune  de Pommerit, l'EHPAD municipal est l'un des plus gros employeurs, la majorité des résidents spnt des personnes âgées du secteur.La modernisation de cette structure est nécessaire pour être mise en conformité et améliorer les conditions de travail et de vie des salariés et des résidents.70 personnes  ont participé au rassemblement soutenu par le maire, qui a parrainé Philippe POUTOU aux présidentielles....



 
D'autres débrayages ont eu lieu aux EHPAD de PONTRIEUX, LA ROCHE DERRIEN , BELLE ISLE EN TERRE, photo ci après, et un rassemblement départemental sur St Brieuc.
Ehpad.  Stop à la prise en charge « low cost » des personnes âgées
L'union locale CGT de Lannion proposant en soirée une réunion d'information pour les salariés des entreprises privés d'aide à la personne.



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Plusieurs milliers de personnes rassemblées en France pour les Ehpad

Les personnels des Ehpad, en grève ce mardi, réclament des moyens supplémentaires. En soutien, des milliers de personnes ont participé à des manifestations partout en France.

Des employées des Ehpad manifestent mardi 30 janvier 2018 à Marseille. ( ©AFP/ANNE-CHRISTINE POUJOULAT)
Personnels des maisons de retraite, familles de résidents, retraités : plusieurs milliers de personnes ont participé ce mardi 30 janvier 2018 à des rassemblements organisés dans toute la France pour réclamer davantage de moyens pour s’occuper « dignement » des personnes âgées, une mobilisation inédite.
A l’appel d’une large intersyndicale (CGT, CFDT, FO, Unsa, CFTC, CFE-CGC et SUD), avec le soutien de l’association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) et d’associations de retraités, des débrayages ont eu lieu dans des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et dans des services d’aide et de soins à domicile.
Au moins plusieurs dizaines, et souvent plusieurs centaines, de personnes se sont rassemblées dans de nombreuses villes de France, Bordeaux, Nantes, Rennes, Lyon, Strasbourg, Limoges, Perpignan, Marseille, Nice, Lille ou encore Clermont-Ferrand, Tours, Chateauroux, Orléans. Dans ces villes, au moins 5.000 personnes ont participé selon un décompte de l’AFP.

Une délégation reçue au ministère de la Santé

A Paris, ils étaient plusieurs centaines en début d’après-midi à proximité du ministère des Solidarités et de la Santé, parmi lesquelles Philippe Poutou (NPA), Philippe Martinez (CGT) et Laurent Berger (CFDT).
« Pour la dignité et le respect de nos aînés et des professionnel.le.s exigeons plus de moyens », pouvait-on lire sur la grande banderole déployée par les manifestants.
« Assez de la maltraitance », scandaient des manifestants. « Madame Buzyn c’est vous bientôt qui serez dans nos lits, comment on va faire pour vous soigner ! », a clamé une manifestante au micro.
Une délégation, reçue par le cabinet de la ministre des Solidarités et de la Santé, est ressortie « déçue », disant n’avoir obtenu que « des non réponses ».


ty nevez

                                               30 JANVIER 2018
         EHPAD TY NEVEZ      GUINGAMP

Environ 70 personnes ont participé au rassemblement à l'EHPAD TY NEVEZ dans l'hôpital, avec une délégation interpro de l'union locale CGT de Guingamp.
Un autre rassemblement avait lieu à l'EHPAD Kersalic en ville.









Le comité NPA présent avait confectionné une banderole : «  nos mamies et nos papys valent plus que leur profit ». 











D'autres débrayages ont eu lieu aux EHPAD de PONTRIEUX, LA ROCHE DERRIEN , BELLE ISLE EN TERRE, et un rassemblement départemental sur St Brieuc.

L'union locale CGT de Lannion proposant en soirée une réunion d'information pour les salariés des entreprises privés d'aide à la personne.

samedi 27 janvier 2018

COM 30 JANVIER



COMMUNIQUE DE PRESSE
Nos mamies et nos papys valent mieux que leurs profits, soutien à la grève des EHPAD.


MARDI 30 JANVIER

Mardi 30 janvier prochain, l’ensemble des organisations syndicales des EHPAD (Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) publics et privés appellent à une journée nationale de grève et de manifestation, « pour exiger des moyens humains et matériels leur permettant d’assurer une prise en charge humaine et digne des personnes hébergées ».
Cet appel à la grève intervient après que des dizaines de grèves, au cours des derniers mois, malgré la répression, dans des EHPAD sur tout le territoire.
Les raisons : une dégradation des conditions de travail et un ras le bol des salariés, aussi bien du public que du privé, qui ne supportent plus leurs conditions de travail insupportables et les conséquences sur la prise en charge des personnes âgées : toilettes faites à la hâte et pas tous les jours ; repas donnés en quelques minutes, faute de temps ; disparition des activités qui font la différence  entre un lieu de vie et un mouroir.
Les causes : les coupes budgétaires, la course à la rentabilité et, dans le secteur “commercial“, la course aux profits !

BUDGET : UNE RÉFORME POUR QUE « LES VIEUX ET VIEILLES COÛTENT MOINS CHER »

En janvier dernier, les décrets d’application de la « Loi d’adaptation de la société au vieillissement de la société » sont entrés en vigueur. Hollande annonçait alors « des mesures concrètes pour améliorer le quotidien des personnes âgées et de leurs proches et un financement ambitieux et responsable ».
Mais dans la réalité, cette loi a aggravé les conditions de vie des résidents et des personnels en imposant des budgets réduits. Ainsi, sur la seule année 2017, la réforme des tarifs a eu pour conséquence une baisse de 200 millions d’euros sur les dotations attribuées aux EHPAD publics. Cela alors que ces établissements doivent accueillir toute personne, quels que soient son degré de « dépendance » et le niveau de ses ressources financières.
Ce qui amène les EHPAD du secteur public à une situation de plus en plus critique et aboutit à une véritable « maltraitance institutionnelle ».

DES PROFITS SUR LE DOS DES PERSONNES ÂGÉES ET DES SALARIÉS

Par contre, dans la secteur privé, les profits explosent. Certains groupes sont même côtés en bourse, comme  Korian, qui a dégagé 38 millions d’€ de bénéfices au 1er semestre 2017 contre 32 un an plus tôt, ou Orpea, qui a dégagé un excédent net de 258,8 millions d’€ au 1er semestre 2017.
Depuis des années, les maisons de retraite sont rachetées par des groupes qui appartiennent pour la plupart à des fonds de pension qui exigent un rapide retour sur investissement. Ce qui se fait au prix d’une prise en charge de plus en plus dégradée des personnes âgées, de conditions de travail terribles et de salaires au rabais.
Le taux d’encadrement des personnes âgées y est en moyenne de 61 agents pour 100 résidents contre 80 pour 100 dans les établissements publics… les mieux dotés. Sans parler du taux d’accident du travail qui y est deux fois supérieur à moyenne nationale.

SALARIÉS, RÉSIDENTS ET FAMILLES : ENSEMBLE, CONSTRUIRE UN RAPPORT DE FORCE 
 
Nous ne voulons plus de ce monde où il y aurait des hommes et des femmes de trop, qui seraient « une charge pour la société » ou qui seraient considérées comme une marchandise.
A la différence d’un Jacques Attali qui osait écrire que « dès qu’il dépasse 60 – 65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société », qu’il était « contre l’allongement de la vie » et que « l’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures » – notre choix est de ne laisser personne sur le bord de la route, de créer les conditions effectives du vivre ensemble, jeunes et vieux.

Le 30 janvier doit être l’occasion d’un premier tous ensemble, employés, familles et résidents, pour imposer à ce gouvernement un véritable service public de la « perte d’autonomie », gratuit, accessible à tous, avec des moyens financiers suffisants, où les salariés, les familles et les résidents auront leur mot à dire dans la gestion.

Le comité NPA appelle à se rassembler avec les personnels devant les EHPAD de 
GUINGAMP/ TY NEVEZ et KERSALIC
PONTRIEUX
BELLE ISLE EN TERRE
POMMERIT LE VICOMTE 
LANVOLLON 
LA ROCHE DERRIEN ……